Manpages

NOM

random, srandom, initstate, setstate − Générateur de nombres aléatoires

SYNOPSIS

#include <stdlib.h>

long int random(void);

void srandom(unsigned int seed);

char *initstate(unsigned int seed, char *state, size_t n);
char *setstate(char *
state);

Exigences de macros de test de fonctionnalités pour la glibc (consultez feature_test_macros(7)) :

random(), srandom(), initstate(), setstate() :

_SVID_SOURCE || _BSD_SOURCE || _XOPEN_SOURCE >= 500 || _XOPEN_SOURCE && _XOPEN_SOURCE_EXTENDED

DESCRIPTION

La fonction random() utilise un générateur de nombre aléatoire non linéaire (« non−linear additive feedback random number generator ») utilisant une table par défaut de 31 entiers longs pour renvoyer successivement des nombres pseudoaléatoires entre 0 et RAND_MAX. La période de ce générateur est très grande, approximativement 16 * ((2^31) − 1).

La fonction srandom() utilise son argument comme « graine » pour engendrer une nouvelle séquence de nombre pseudoaléatoires qui seront fournis lors des appels à random(). Ces séquences sont reproductibles en invoquant srandom() avec la même graine. Si aucune graine n’est fournie, La fonction random() utilise automatiquement une graine originale de valeur 1.

La fonction initstate() permet d’initialiser une table d’états state pour l’utiliser avec random(). La taille n de la table est utilisée par initstate() pour déterminer le niveau de sophistication du générateur de nombre aléatoires. Plus grande est la table d’état, meilleurs seront les nombres aléatoires. seed est la graine utilisée pour l’initialisation, indiquant un point de départ pour la séquence de nombres, et permet de redémarrer au même endroit.

La fonction setstate() modifie la table d’états utilisée par la fonction random(). La table d’état state est alors utilisée comme générateur de nombres aléatoires jusqu’au prochain appel de initstate() ou setstate(). state doit d’abord être initialisée avec initstate() ou être le résultat d’un appel précédent à setstate()

VALEUR RENVOYÉE

La fonction random() renvoie une valeur entre 0 et RAND_MAX. La fonction srandom() ne renvoie pas de valeur.

La fonction initstate() renvoie un pointeur sur la table d’états précédente. En cas d’échec, errno contient le code d’erreur.

La fonction setstate() renvoie un pointeur sur la table d’états précédente. En cas d’échec, NULL est renvoyé et errno contient le code d’erreur.

ERREURS

EINVAL

Le paramètre state de setstate() était NULL.

EINVAL

Une table d’états de moins de 8 octets a été fournie à initstate().

ATTRIBUTS

Multithreading (voir pthreads(7))
Les fonctions random(), srandom(), initstate() et setstate() sont sûre dans un contexte multithread.

CONFORMITÉ

BSD 4.3, POSIX.1−2001.

NOTES

Actuellement, les valeurs optimales n, pour la taille de la table d’états sont 8, 32, 64, 128, et 256 octets. Les autres valeurs seront arrondies à la taille la plus proche. Essayer d’utiliser moins de 8 octets déclenche une erreur.

Cette fonction ne devrait pas être utilisée si plusieurs threads utilisent random() et si le comportement doit être reproductible. Utilisez random_r(3) dans ce cas.

La génération de nombres aléatoires est un sujet complexe. Numerical Recipes in C: The Art of Scientific Computing (William H. Press, Brian P. Flannery, Saul A. Teukolsky, William T. Vetterling; New York: Cambridge University Press, 2007, 3rd ed.) fournit une excellente discussion sur les problèmes pratiques de génération de noms aléatoires dans le chapitre 7 (Random Numbers).

Pour une discussion plus théorique, qui aborde également en profondeur d’autres domaines, voir le chapitre 3 (Random Numbers) du livre de Donald E. Knuth The Art of Computer Programming, volume 2 (Seminumerical Algorithms), 2nd ed.; Reading, Massachusetts: Addison−Wesley Publishing Company, 1981.

BOGUES

D’après POSIX, initstate() devrait renvoyer NULL en cas d’erreur. Dans la mise en œuvre de la glibc, errno est renseigné en cas d’erreur comme spécifié, mais la fonction ne renvoie pas NULL

VOIR AUSSI

drand48(3), rand(3), random_r(3), srand(3)

COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.65 du projet man−pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l’adresse http://www.kernel.org/doc/man−pages/.

TRADUCTION

Depuis 2010, cette traduction est maintenue à l’aide de l’outil po4a <http://po4a.alioth.debian.org/>; par l’équipe de traduction francophone au sein du projet perkamon <http://perkamon.alioth.debian.org/>;.

Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/>; (1996-2003), Alain Portal <http://manpagesfr.free.fr/>; (2003-2006). Nicolas François et l’équipe francophone de traduction de Debian (2006-2009).

Veuillez signaler toute erreur de traduction en écrivant à <debian−l10n−french [AT] lists.org> ou par un rapport de bogue sur le paquet manpages−fr.

Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document en utilisant la commande « man −L C <section> <page_de_man> ».

COMMENTS