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NOM

req − Utilitaire de génération de certificats et de demandes de certificat PKCS#10

SYNOPSIS

openssl req [−inform PEM | DER ] [−outform PEM | DER ] [−in nom_fichier] [−passin param] [−out nom_fichier] [−passout param] [−text] [−pubkey] [−noout] [−verify] [−modulus] [−new] [−rand fichier(s)] [−newkey rsa:bits] [−newkey alg:fichier] [−nodes] [−key nom_fichier] [−keyform PEM | DER ] [−keyout nom_fichier] [−keygen_engine id] [[condensé]] [−config nom_fichier] [−subj param] [−multivalue−rdn] [−x509] [−days n] [−set_serial n] [−asn1−kludge] [−no−asn1−kludge][−newhdr] [−extensions section] [−reqexts section] [−utf8] [−nameopt] [−reqopt] [−subject] [−subj param] [−batch] [−verbose] [−engine id]

DESCRIPTION

La commande req crée et traite des demandes de certificats au format PKCS#10. En plus, elle peut créer des certificats autosignés servant par exemple de certificats racine d’autorité de certification.

OPTIONS DE LA COMMANDE

−inform DER | PEM

Indiquer le format d’entrée. L’option DER utilise l’encodage ASN1 DER compatible avec le format PKCS#10. La forme PEM est le format par défaut : il s’agit du format DER encodé en base64 avec des lignes supplémentaires au début et à la fin.

−outform DER | PEM

Indiquer le format de sortie. Les options ont la même signification que pour l’option −inform.

−in nom_fichier

Indiquer le nom du fichier d’entrée à partir duquel la demande est lue. Par défaut, l’entrée standard sera lue si cette option n’est pas indiquée. Une demande est uniquement lue si les options de création (−new et −newkey) ne sont pas indiquées.

−passin param

La source de mot de passe d’entrée. Pour plus de renseignements sur le format de param, consultez la section PARAMÈTRES DE PHRASE SECRÈTE d’openssl(1).

−out nom_fichier

Indiquer le nom du fichier de sortie. La sortie standard est utilisée par défaut.

−passout param

La source de mot de passe pour le fichier de sortie. Pour plus de renseignements sur le format de param, consultez la section PARAMÈTRES DE PHRASE SECRÈTE d’openssl(1).

−text

Afficher la demande de certificat au format texte.

−subject

Afficher l’objet de la demande (ou l’objet du certificat si −x509 est indiqué)

−pubkey

Afficher la clef publique.

−noout

Cette option empêche la sortie de la version encodée de la demande.

−modulus

Cette option affiche la valeur du modulo de la clef publique contenue dans la demande.

−verify

Vérifier la signature de la demande.

−new

Cette option génère une nouvelle demande de certificat. Il sera demandé à l’utilisateur de fournir les valeurs des champs nécessaires. Ces champs demandés ainsi que leurs valeurs maximales et minimales sont indiqués dans le fichier de configuration ainsi que dans les extensions.

Si l’option −key n’est pas utilisée, une nouvelle clef privée RSA sera générée en utilisant l’information du fichier de configuration.

−subj param

Remplacer le champ d’objet de la demande d’entrée par les données indiquées et afficher la demande modifiée. param doit être formaté comme /type0=valeur0/type1=valeur1/type2=... où les caractères peuvent être protégés par « \ » (barre oblique inversée), aucun espace n’est ignoré.

−rand fichier(s)

Un ou plusieurs fichiers contenant des données aléatoires utilisées pour initialiser le générateur de nombres pseudoaléatoires, ou une socket EGD (consultez RAND_egd(3)). Plusieurs fichiers peuvent être indiqués en utilisant le séparateur du système d’exploitation : « ; » pour Windows, « , » pour OpenVMS et « : » pour tous les autres.

−newkey param

Cette option crée une nouvelle demande de certificat et une nouvelle clef privée. Le paramètre utilise l’une des formes suivantes : rsa:nombre_bits, où nombre_bits est le nombre de bits, génère une clef RSA de taille nombre_bits. Si nombre_bits n’est pas indiqué, c’est−à−dire que −newkey rsa est utilisé, la taille de clef par défaut, indiquée dans le fichier de configuration, est utilisée.

Tous les autres algorithmes gèrent la forme −newkey alg:fichier, où fichier peut être un fichier de paramètres d’algorithme, créé par la commande genpkey −genparam ou un certificat X.509 pour une clef avec l’algorithme approprié.

param:fichier génère une clef en utilisant le fichier de paramètres ou de certificats, l’algorithme est déterminé par les paramètres. alg:fichier utilise l’algorithme indiqué et le fichier de paramètres. Les deux algorithmes doivent correspondre sinon cela produit une erreur. alg n’indique que l’algorithme, et les paramètres, si nécessaires, doivent être indiqués avec l’option −pkeyopt.

dsa:fichier génère une clef DSA utilisant les paramètres du fichier fichier. ec:fichier génère une clef EC (utilisable à la fois avec les algorithmes ECDSA ou ECDH ), gost2001:fichier génère une clef GOST R 34.10−2001 (nécessite que le moteur ccgost soit configuré dans le fichier de configuration). Si seul gost2001 est indiqué, un jeu de paramètres devrait être indiqué par −pkeyopt jeu_param:X

−pkeyopt opt:valeur

Définir l’option opt de l’algorithme à clef publique à valeur. L’ensemble exact d’options prises en charge dépend de l’algorithme à clef publique utilisé et de son implémentation. Consultez OPTIONS DE GÉNÉRATION DE CLEF dans la page de manuel genpkey(1) pour plus de précisions.

−key nom_fichier

Indiquer le fichier de clef privée à lire. Les clefs privées au format PKCS#8 sont aussi acceptées pour les fichiers au format PEM.

−keyform PEM | DER

Le format du fichier de la clef privée indiqué avec l’option −key. PEM est le format par défaut.

−keyout nom_fichier

Donner le nom de fichier où la clef privée créée sera écrite. Par défaut, le nom indiqué par le fichier de configuration est utilisé.

−nodes

Avec cette option, si une clef privée est créée, elle ne sera pas chiffrée.

[condensé]

Indiquer le type de condensé à utiliser pour signer la demande (comme −md5 ou −sha1). Si elle est présente, cette option prévaut à celle donnée dans le fichier de configuration.

Certains algorithmes à clef publique pourraient écraser ce choix. Par exemple, les signatures DSA utilisent toujours SHA1, les signatures GOST R 34.10 utilisent toujours GOST R 34.11−94 (−md_gost94).

−config nom_fichier

Permettre d’utiliser un fichier de configuration alternatif, à la place de celui indiqué lors de la compilation ou avec la variable d’environnement OPENSSL_CONF .

−subj param

Définir le nom de sujet pour les nouvelles demandes ou remplace le nom de sujet lors du traitement d’une demande. param doit être formaté comme /type0=valeur0/type1=valeur1/type2=... où les caractères peuvent être protégés par « \ » (barre oblique inversée), aucun espace n’est ignoré.

−multivalue−rdn

Cette option force l’argument de −subj à être interprété avec une prise en charge complète des RDN multivaleurs. Exemple :

/DC=org/DC=OpenSSL/DC=users/UID=123456+CN=Jean Dupont

Si −multi−rdn est utilisée, alors la valeur de l’ UID est 123456+CN=Jean Dupont.

−x509

Cette option génère un certificat autosigné à la place d’une demande de certificat. Elle est utilisée typiquement pour générer des certificats de test ou le certificat autosigné racine d’une autorité de certification. Les extensions à ajouter au certificat, s’il y en a, sont indiquées dans le fichier de configuration. À moins d’être précisé par l’option set_serial, un grand nombre aléatoire sera utilisé pour le numéro de série.

−days n

Lorsque l’option −x509 est utilisée, elle indique le nombre de jours pendant lesquels le certificat sera certifié. La valeur par défaut est 30 jours.

−set_serial n

Numéro de série à utiliser lors de l’affichage d’un certificat autosigné. Cela peut être indiqué comme une valeur décimale, ou hexadécimale si elle est précédée par 0x. Des numéros de série négatifs peuvent être utilisés mais ce n’est pas conseillé.

−extensions section
−reqexts
section

Ces options précisent des sections alternatives d’extension de certificat (si l’option −x509 est présente), ou de demandes de certificat à inclure. Cela permet d’utiliser des sections différentes du même fichier de configuration servant à des propos variés.

−utf8

Cette option indique que les valeurs des champs doivent être interprétées comme des chaînes UTF−8. Par défaut, elles sont interprétées comme des chaînes ASCII. Cela signifie que les valeurs des champs, qu’elles soient demandées sur le terminal ou fournies par le fichier de configuration, doivent être des chaînes UTF−8 valables.

−nameopt option

Option qui détermine la façon d’afficher les noms de sujet ou d’émetteur. L’argument option peut être une seule option ou plusieurs options séparées par des virgules. Le paramètre −nameopt peut aussi être utilisé plus d’une fois pour définir plusieurs options. Consultez la page de manuel x509(1) pour plus de précisions.

−reqopt

Personnaliser le format de sortie utilisé avec −text. L’argument option peut être une seule option ou plusieurs options séparées par des virgules.

Consultez la discussion sur l’option −certopt dans la page de manuel de la commande x509.

−asn1−kludge

Par défaut, la commande req génère des demandes de certificats sans attributs dans un format PKCS#10 valable. Toutefois, certaines autorités de certification n’acceptent que des demandes sans attributs sous une forme non valable qui est produite avec cette option.

Plus précisément, les attributs d’une demande de certificat PKCS#10 sont définies comme un ensemble d’attributs ( SET OF Attribute). Ils ne sont pas de type OPTIONAL , ainsi, si aucun attribut n’est présent, une entrée vide SET OF devrait le signaler. La forme non valable n’inclut pas cette entrée alors que la forme valable le fait.

Remarquez que très peu d’autorités de certification nécessitent encore l’utilisation de cette option.

−no−asn1−kludge

Inverser l’effet de −asn1−kludge.

−newhdr

Ajouter le mot NEW aux lignes de début et de fin du fichier PEM de la demande de certificat créée. Certains logiciels (Netscape certificate server) et certaines autorités de certification en ont besoin.

−batch

Mode non interactif.

−verbose

Afficher des précisions supplémentaires à propos des opérations effectuées.

−engine id

Indiquer un moteur (en utilisant son identifiant unique id) forcera req à essayer d’obtenir une référence fonctionnelle pour le moteur indiqué et l’initialiser si nécessaire. Le moteur sera ensuite utilisé par défaut pour tous les algorithmes disponibles.

−keygen_engine id

Indiquer un moteur (en utilisant son identifiant unique id) à utiliser pour les opérations de génération de clef.

FORMAT DU FICHIER DE CONFIGURATION

Les options de configuration sont indiquées dans la section req du fichier de configuration. Comme avec tous les fichiers de configuration, si aucune valeur n’est donnée dans la section correspondante (c’est−à−dire req), la section initiale sans nom ou la section default est également parcourue.

Les options disponibles sont décrites en détail ci-dessous.
input_password output_password

Les mots de passe pour le fichier de clef privée d’entrée (si présent) et pour le fichier de clef privée de sortie (si une clef est créée). Les options de ligne de commande passin et passout remplacent les valeurs du fichier de configuration.

default_bits

Indique la taille par défaut des clefs, en bits. Si elle n’est pas indiquée, la valeur 512 est utilisée. Elle est utilisée lors de l’emploi de l’option −new. Elle peut être écrasée par l’option −newkey.

default_keyfile

C’est le nom de fichier par défaut où la clef privée sera écrite. Si elle n’est pas indiquée, la clef sera écrite sur la sortie standard. Cela peut être écrasé par l’option −keyout.

oid_file

Indique le fichier contenant des IDENTIFIANTS DOBJET supplémentaires. Chaque ligne est constituée de la forme numérique de l’identifiant d’objet suivie d’un espace puis du libellé court suivi à son tour d’un espace et finalement du libellé long.

oid_section

Indique une section du fichier de configuration contenant d’autres identifiants d’objet. Chaque ligne est constituée du libellé court de l’identifiant d’objet suivi de = et de la forme numérique. Le libellé court et le libellé long sont identiques quand cette option est utilisée.

RANDFILE

Indique le fichier où les graines pour les nombres aléatoires sont lues et écrites, ou une socket EGD (consultez RAND_egd(3)). C’est utilisé pour la génération de clef privée.

encrypt_key

Si cela vaut no, lors de la génération d’une clef privée, elle n’est pas chiffrée. Cela équivaut à l’option −nodes de la ligne de commande. Pour assurer la compatibilité, encrypt_rsa_key est une option équivalente.

default_md

Cette option indique l’algorithme à utiliser pour les condensés. md5, sha1 et mdc2 font partie des valeurs possibles. Si cette option n’est pas présente, MD5 sera utilisé. Cette option peut être écrasée avec l’option correspondante de la ligne de commande.

string_mask

Cette option masque l’utilisation de certains types de chaîne de caractères dans certains champs. La plupart des utilisateurs n’auront pas besoin de modifier cette option.

Elle peut se voir affecter diverses valeurs : default qui est la valeur par défaut et qui utilise PrintableStrings, T61Strings et BMPStrings. Si la valeur pkix est indiquée, uniquement PrintableStrings et BMPStrings seront utilisées. C’est conforme à la recommandation PKIX dans la RFC 2459. Si l’option utf8only est employée, alors seules les UTF8Strings sont employées : c’est la recommandation PKIX dans la RFC 2459 pour après 2003. Finalement l’option nombstr utilise seulement PrintableStrings et T61Strings : certains logiciels ont des problèmes avec les BMPStrings et les UTF8Strings, en particulier Netscape.

req_extensions

Indique la section du fichier de configuration contenant une liste d’extensions à ajouter à la demande de certificat. Elle peut être remplacée par l’option −reqexts de la ligne de commande. Consultez la page de manuel x509v3_config(5) pour obtenir des précisions sur le format de la section d’extensions.

x509_extensions

Indique la section du fichier de configuration contenant une liste d’extensions à ajouter aux certificats générés avec l’option −x509. Elle peut être remplacée par l’option −extensions de la ligne de commande.

prompt

Si cela vaut no, aucun champ du certificat ne sera demandé à l’utilisateur et les valeurs du fichier de configuration sont prises d’office. Cela change également le format attendu des sections distinguished_name et attributes.

utf8

Si définie à yes, alors les valeurs des champs doivent être interprétées comme des chaînes UTF−8. Par défaut, elles sont interprétées comme des chaînes ASCII. Cela signifie que les valeurs des champs, qu’elles soient demandées sur le terminal ou fournies par le fichier de configuration, doivent être des chaînes UTF−8 valables.

attributes

Indique la section contenant les attributs pour les demandes : son format est identique à celui de la section distinguished_name. Typiquement, ces attributs contiennent les types challengePassword et unstructuredName. Ils sont actuellement ignorés par les utilitaires de signature d’OpenSSL mais peuvent être requis par certaines autorités de certification.

distinguished_name

Indique la section contenant les champs des noms distinctifs (« distinguished name ») à demander lors d’une génération de certificat ou d’une demande de certificat. Le format est décrit dans la section suivante.

FORMAT DES SECTIONS DE NOM DISTINCTIF ET D’ATTRIBUT

Il y a deux formats différents pour les sections de nom distinctif et d’attribut. Lorsque l’option prompt vaut no, alors ces sections contiennent uniquement les noms des champs et leurs valeurs. Par exemple :

 CN=Mon Nom
 OU=Mon Organisation
 emailAddress=quelqu_un [AT] example.org

Cela permet aux programmes externes (par exemple des interfaces graphiques) de générer un fichier modèle à passer à req. Un exemple de ce type de fichier de configuration se trouve dans la section EXEMPLES .

Dans l’absence de l’option prompt ou si celle-ci ne vaut pas no, le fichier contient des informations pour la demande à l’invite de commandes. Cela se présente sous la forme suivante :

 nomChamp="invite"
 nomChamp_default="Valeur du champ par défaut"
 nomChamp_min= 2
 nomChamp_max= 4

« nomChamp » est le nom du champ à utiliser, par exemple commonName (ou CN, nom commun). La chaîne « invite » est affichée lors de la demande à l’utilisateur. Si l’utilisateur ne saisit rien, alors la valeur par défaut, « nomChamp_default », est utilisée ; en l’absence de valeur par défaut, le champ est omis. Un champ peut toujours être omis, en présence de valeur par défaut, en saisissant uniquement le caractère « . ».

Le nombre de caractères saisis doit être entre les limites de nomChamp_min et nomChamp_max : il peut y avoir d’autres contraintes basées sur le champ utilisé (par exemple, countryName doit toujours avoir une longueur de deux et doit entrer dans un PrintableString).

Certains champs (comme organizationName) peuvent être utilisés plus d’une fois dans un DN. Cela pose problème car dans les fichiers de configuration, le même nom de champ ne sera pas pris en compte à deux reprises. Pour éviter ce problème, si le nomChamp contient des caractères suivi d’un point (« . »), ils seront ignorés. Ainsi, par exemple, une deuxième entrée pour organizationName peut être entrée en l’appelant « 1.organizationName ».

Les noms de champ permis sont les libellés longs ou courts de tous les identifiants d’objet. Ceux-ci sont compilés avec OpenSSL et incluent les libellés longs usuels comme commonName, countryName, localityName, organizationName, organizationUnitName, stateOrProvinceName. En plus, emailAddress est présent tout comme name, surname, givenName, initials et dnQualifier.

Des identifiants d’objet supplémentaires peuvent être définis dans un fichier (oid_file) ou une section (oid_section) dans le fichier de configuration. Tous les champs supplémentaires sont traités comme des DirectoryString.

EXEMPLES

Examiner et vérifier une demande de certificat :

 openssl req −in dem.pem −text −verify −noout

Créer une clef privée et générer la demande de certificat correspondante :

 openssl genrsa −out clef.pem 1024
 openssl req −new −key clef.pem −out dem.pem

La même chose en utilisant uniquement req :

 openssl req −newkey rsa:1024 −keyout clef.pem −out dem.pem

Générer un certificat racine autosigné :

 openssl req −x509 −newkey rsa:1024 −keyout clef.pem −out clef.pem

Exemple d’un fichier indiqué avec l’option oid_file :

 1.2.3.4        nomCourt        Un nom plus long
 1.2.3.6        autreNom        Autre nom plus long

Exemple d’une section pouvant être référencée par oid_section en utilisant l’expansion de variables :

 testoid1=1.2.3.5
 testoid2=${testoid1}.6

Fichier de configuration type demandant les valeurs des champs :

 [ req ]
 default_bits           = 1024
 default_keyfile        = clefpriv.pem
 distinguished_name     = dem_noms_distinctifs
 attributes             = dem_attributs
 x509_extensions        = v3_ca
 dirstring_type         = nobmp
 [ dem_noms_distinctifs ]
 countryName                    = Nom du pays (code 2 lettres )
 countryName_default            = FR
 countryName_min                = 2
 countryName_max                = 2
 localityName                   = Nom du lieu (par exemple, la ville)
 organizationalUnitName         = Nom d'unité dans l'organisation (sec.)
 commonName                     = Nom commun (par exemple, VOTRE nom)
 commonName_max                 = 64
 emailAddress                   = Adresse électronique
 emailAddress_max               = 40
 [ dem_attributs ]
 challengePassword              = Un mot de passe
 challengePassword_min          = 4
 challengePassword_max          = 20
 [ v3_ca ]
 subjectKeyIdentifier=hash
 authorityKeyIdentifier=keyid:always,issuer:always
 basicConstraints = CA:true

Configuration type contenant toutes les valeurs des champs :

 RANDFILE               = $ENV::HOME/.rnd
 [ req ]
 default_bits           = 1024
 default_keyfile        = fichier_clef.pem
 distinguished_name     = dem_noms_distintifs
 attributes             = dem_attributs
 prompt                 = no
 output_password        = mon_pass
 [ dem_noms_distinctifs ]
 C                      = FR
 ST                     = Département de test
 L                      = Lieu de test
 O                      = Nom de l'organisation
 OU                     = Nom de l'unité dans l'organisation
 CN                     = Nom commun
 emailAddress           = test [AT] adresse.electronique
 [ dem_attributs ]
 challengePassword      = Un mot de passe

NOTES

Les lignes de début et de fin dans le format PEM sont normalement :

 −−−−−BEGIN CERTIFICATE REQUEST−−−−−
 −−−−−END CERTIFICATE REQUEST−−−−−

Certains logiciels (certaines versions de Netscape certificate server) nécessitent à la place :

 −−−−−BEGIN NEW CERTIFICATE REQUEST−−−−−
 −−−−−END NEW CERTIFICATE REQUEST−−−−−

qui est produit avec l’option −newhdr mais reste compatible autrement. À l’entrée, les deux versions sont acceptées de façon transparente.

Les demandes de certificat générées par Xenroll avec MSIE ont des extensions supplémentaires. Elles incluent une extension keyUsage qui détermine le type de la clef (signature ou général) et tous les OID supplémentaires entrés par le script dans une extension extendedKeyUsage.

DIAGNOSTIC

Les messages suivants soulèvent souvent des interrogations :

        Using configuration from /some/path/openssl.cnf
        Unable to load config info

Qui est suivi peu après par :

        unable to find 'distinguished_name' in config
        problems making Certificate Request

Le premier message explique le tout : le fichier de configuration est introuvable ! Certaines opérations (telle que la vérification d’une demande de certificat) ne nécessitent pas de fichier de configuration donc son utilisation n’est pas obligatoire. La génération de certificats ou de demandes, au contraire, nécessite un fichier de configuration. Cela peut être considéré comme un bogue.

Un autre message portant à confusion est :

        Attributes:
            a0:00

C’est affiché lorsqu’aucun attribut n’est présent et que la demande inclut la structure vide SET OF correcte (dont l’encodage DER est 0xa0 0x00). S’il n’y a que :

        Attributes:

alors le SET OF manque et l’encodage est techniquement incorrect. Consultez la description de l’option −asn1−kludge pour plus de renseignements.

VARIABLES D’ENVIRONNEMENT

La variable OPENSSL_CONF , si définie, permet d’indiquer un fichier de configuration alternatif. Si l’option −config de la ligne de commande est présente, la variable d’environnement sera ignorée. Pour des raisons de compatibilité, la variable SSLEAY_CONF a la même utilisation, mais son utilisation est déconseillée.

BOGUES

La gestion des T61Strings (ou TeletexStrings) par OpenSSL est cassée : elles sont traitées effectivement comme des chaînes ISO−8859−1 (Latin 1), Netscape et MSIE ont un comportement similaire. Cela peut poser problème lorsque vous avez besoin de caractères qui ne sont pas disponibles dans les PrintableStrings et que vous ne voulez ou pouvez pas utiliser les BMPStrings.

La conséquence de cette gestion de T61String est que la seule façon correcte de représenter des caractères accentués dans OpenSSL est d’utiliser un BMPString : malheureusement, Netscape ne les aime pas. Ainsi, pour utiliser les caractères accentués avec Netscape et MSIE, vous devrez utiliser actuellement le format incorrect des T61Strings.

La demande à l’invite de commande n’est pas très ergonomique. Vous ne pouvez confirmer les saisies, et les extensions doivent être définies de façon statique dans le fichier de configuration. Quelques-unes, comme une adresse électronique dans le subjectAltName, devraient être données par l’utilisateur.

VOIR AUSSI

x509(1), ca(1), genrsa(1), gendsa(1), config(5), x509v3_config(5)

TRADUCTION

Cette page de manuel a été traduite par arne en 2002 et est maintenue par la liste <debian−l10n−french AT lists DOT debian DOT org>. Veuillez signaler toute erreur de traduction par un rapport de bogue sur le paquet manpages-fr-extra.

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