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NOM

flock − Gérer des verrous depuis des scripts d’interpréteur

SYNOPSIS

flock [options] fichier|répertoire commande [arguments]
flock
[options] fichier|répertoire −c commande
flock
[options] numéro

DESCRIPTION

Cet utilitaire gère les verrous flock(2) à partir de scripts d’interpréteur ou de la ligne de commande.

Les première et deuxième formes précédentes enveloppent l’exécution d’une commande par un verrou, de façon similaire à su(1) ou newgrp(1). Elles verrouillent soit le fichier, soit le répertoire indiqué, qui est créé (en supposant que vous ayez les droits adéquats) s’il n’existe pas déjà. Par défaut, si le verrou ne peut pas être obtenu immédiatement, flock attend jusqu’à ce que le verrou soit disponible.

La troisième forme utilise un fichier ouvert par son numéro de descripteur de fichier. Consultez les exemples suivants montrant comment l’utiliser.

OPTIONS

−c, −−commande commande

Passer une seule commande, sans argument, à l’interpréteur de commandes avec −c.

−E, −−conflict−exit−code numéro

Le code de retour utilisé quand l’option −n est utilisée et que le verrou en conflit existe, ou que l’option −w est utilisée et que le délai est atteint. La valeur par défaut est 1.

−e, −x, −−exclusive

Obtenir un verrou exclusif, parfois appelé verrou en écriture. C’est l’option par défaut.

−n, −−nb, −−nonblock

Échouer plutôt qu’attendre si le verrou ne peut pas être obtenu immédiatement. Consultez l’option −E pour le code de retour utilisé.

−o, −−close

Fermer le descripteur de fichier sur lequel le verrou est maintenu avant l’exécution de commande. C’est utile si commande lance un processus fils qui ne devrait pas détenir le verrou.

−s, −−shared

Obtenir un verrou partagé, parfois appelé verrou en lecture.

−u, −−unlock

Supprimer un verrou. Ce n’est généralement pas nécessaire, puisqu’un verrou est automatiquement supprimé lorsque le fichier est fermé. Cependant, il peut être nécessaire dans des cas particuliers, par exemple si le groupe de commandes inclus a engendré un processus en arrière−plan qui ne devrait pas détenir le verrou.

−w, −−wait, −−timeout délai

Échouer si le verrou ne peut pas être obtenu en délai secondes. Les valeurs en fractions décimales sont permises. Consultez l’option −E pour le code de retour utilisé. Un délai nul est interprété comme −−nonblock.

−V, −−version

Afficher les informations sur la version et quitter.

−h, −−help

Afficher un texte d’aide puis quitter.

EXEMPLES

shell1> flock /tmp −c cat
shell2> flock −w .007 /tmp −c echo; /bin/echo $?

Définir un verrou exclusif sur le répertoire /tmp et la seconde commande échouera.

shell1> flock −s /tmp −c cat
shell2> flock −s −w .007 /tmp −c echo; /bin/echo $?

Définir un verrou partagé sur le répertoire /tmp et la seconde commande n’échouera pas. Remarquez que la tentative d’obtenir un verrou exclusif avec la seconde commande aurait échoué.

shell> flock −x fichier−verrou−local echo ’a b c’

Récupérer le verrou exclusif « fichier−verrou−local » avant d’exécuter echo avec ’a b c’.

(

flock −n 9 || exit 1

# … commandes exécutées sous un verrou …
) 9>/var/lock/monfichierverrou

Cette forme est pratique dans les scripts d’interpréteur de commandes. Le mode utilisé pour ouvrir le fichier n’est pas important pour flock ; utiliser > ou >> permet de créer le fichier de verrouillage s’il n’existe pas déjà, cependant, le droit d’écriture est nécessaire. En utilisant <, le fichier doit déjà exister, mais seul le droit de lecture est nécessaire.

[ "${FLOCKER}" != "$0" ] && exec env FLOCKER="$0" flock −en "$0" "$0"
"$@" || :

C’est un code passe−partout utile pour les scripts d’interpréteur. Placez−le au début du script d’interpréteur que vous voulez verrouiller et il se verrouillera lui−même automatiquement lors de la première exécution. Si la variable d’environnement $FLOCKER n’est pas définie pour le script d’interpréteur en cours d’exécution, alors flock est exécuté et un verrou non bloquant exclusif est récupéré (en utilisant le script lui−même comme fichier de verrouillage) avant que le script ne s’exécute de nouveau avec les bons arguments. La variable d’environnement FLOCKER est aussi définie à la bonne valeur pour que le script ne s’exécute pas de nouveau.

CODES DE RETOUR

La commande utilise les valeurs de retour de sysexits.h pour tout, sauf quand les options −n ou −w sont utilisées. Elles signalent un échec d’obtention du verrou avec une valeur de retour donnée par l’option −E ou 1 par défaut.

En utilisant la variante commande et que l’exécution de la fille a fonctionné, le code de retour est celui de la commande fille.

AUTEUR

hpa [AT] zytor.com">H. Peter Anvin

COPYRIGHT

Copyright © 2003−2006 H. Peter Anvin.
C’est un logiciel libre ; consultez les sources pour les conditions de copie. Il n’y a AUCUNE garantie ; même pas de VALEUR MARCHANDE ou d’ADÉQUATION À UNE UTILISATION PARTICULIÈRE.

VOIR AUSSI

flock(2)

DISPONIBILITÉ

La commande flock fait partie du paquet util−linux, elle est disponible sur ftp://ftp.kernel.org/pub/linux/utils/util-linux/">l’archive du noyau Linux.

TRADUCTION

Cette page de manuel a été traduite et est maintenue par Lyes Zemmouche et les membres de la liste <debian−l10n−french AT lists DOT debian DOT org>. Veuillez signaler toute erreur de traduction par un rapport de bogue sur le paquet manpages−fr−extra.

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