Available in

(1) (3) (1)/de (3)/de (3)/es (1)/fr (3)/fr (3)/ja (1)/pl (3)/pt

Contents

NOM

realpath − Renvoie le chemin d’accès absolu.

SYNOPSIS

#include <limits.h>
#include <stdlib.h>

char *realpath(const char *path, char *resolved_path);

Exigences de macros de test de fonctionnalités pour la glibc (voir feature_test_macros(7)) :

realpath() : _BSD_SOURCE || _XOPEN_SOURCE >= 500

DESCRIPTION

realpath développe tous les liens symboliques, et résout les références à « /./ », « /../ » ainsi que les caractères « / » supplémentaires dans la chaîne, terminée par un caractère nul, pointée par path pour produire une forme canonique du chemin absolu. Le chemin résultant est stocké sous la forme d’une chaîne terminée par un caractère nul pouvant contenir jusqu’à PATH_MAX octets, dans le tampon pointé par resolved_path. Le chemin résultant ne traversera plus de liens symboliques, et ne contiendra plus d’éléments « /./ » ou « /../ ».

Si resolved_path est NULL, alors realpath() utilise malloc(3) pour allouer un tampon allant jusqu’à PATH_MAX octets pour contenir le chemin trouvé, et retourner un pointeur sur ce tampon. L’appelant doit libérer ce tampon avec free(3).

VALEUR RENVOYÉE

S’il n’y a pas d’erreur, realpath() renvoie un pointeur sur resolved_path.

Sinon elle renvoie NULL, le contenu de resolved_path n’est pas défini, et errno prend la valeur du code d’erreur.

ERREURS

EACCES

La permission de recherche ou de lecture n’est pas accordée pour un composant du chemin d’accès.

EINVAL

Soit path, soit resolved_path est NULL (dans la libc5, cela déclenchait une erreur de segmentation). Mais voir quand même la section NOTES ci−dessous.

EIO

Une erreur d’entrée−sortie est survenue lors de la lecture sur le système de fichiers.

ELOOP

Trop de liens symboliques ont été rencontrés en parcourant le chemin.

ENAMETOOLONG

Un élément du chemin d’accès dépasse NAME_MAX caractères de long, ou le chemin d’accès complet dépasse PATH_MAX caractères.

ENOENT

Le fichier indiqué n’existe pas.

ENOTDIR

Un élément du chemin d’accès n’est pas un répertoire.

VERSIONS

Sous Linux, cette fonction est apparue dans la libc 4.5.21.

CONFORMITÉ

BSD 4.4, POSIX.1−2001.

POSIX.1 indique que le comportement dans le cas où resolved_path est NULL dépend de l’implémentation. POSIX.1−2008 spécifie le comportement décrit dans cette page.

NOTES

Dans BSD 4.4 et Solaris la limite de longueur du chemin est MAXPATHLEN (dans <sys/param.h>). SUSv2 conseille PATH_MAX et NAME_MAX, dans <limits.h> ou fournis par pathconf(3). Un fragment de code typique serait

#ifdef PATH_MAX
path_max = PATH_MAX;
#else
path_max = pathconf(path, _PC_PATH_MAX);
if (path_max <= 0)
path_max = 4096;
#endif

(Mais voir quand même la section BOGUES).

Les versions BSD 4.4, Linux et SUSv2 renvoient toujours un chemin absolu. Solaris peut renvoyer un chemin relatif si l’argument path est relatif. Le prototype de realpath() est donné dans <unistd.h> dans les libc4 et libc5, mais dans <stdlib.h> partout ailleurs.

BOGUES

La version du standard POSIX.1−2001 de cette fonctions est erronée par construction car elle ne permet pas de connaître la taille nécessaire pour le tampon de sortie resolved_path. D’après POSIX.1−2001, un tampon de taille PATH_MAX suffit, mais PATH_MAX n’est pas nécessairement une constante définie et peut être obtenue avec pathconf(3). En outre, interroger pathconf(3) n’aide pas vraiment, car d’une part POSIX prévient que les résultats de pathconf(3) peuvent être immenses et inappropriés pour allouer de la mémoire et d’autre part pathconf(3) peut renvoyer −1 indiquant que PATH_MAX est illimité. La fonctionnalité resolved_path== NULL, non standard dans POSIX.1−2008, permet d’éviter ces problèmes.

Les implémentations dans les libc4 et libc5 contenaient un débordement de tampon (corrigé dans la libc−5.4.13). Ainsi, les programmes Set−UID, comme mount(8), ont besoin d’une version privée de cette routine.

VOIR AUSSI

readlink(2), canonicalize_file_name(3), getcwd(3), pathconf(3), sysconf(3)

COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.23 du projet man−pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l’adresse http://www.kernel.org/doc/man−pages/.

TRADUCTION

Cette page de manuel a été traduite et mise à jour par Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/>; entre 1996 et 2003, puis par Alain Portal <aportal AT univ−montp2 DOT fr> jusqu’en 2006, et mise à disposition sur http://manpagesfr.free.fr/.

Les mises à jour et corrections de la version présente dans Debian sont directement gérées par Nicolas François <nicolas.francois [AT] centraliens.net> et l’équipe francophone de traduction de Debian.

Veuillez signaler toute erreur de traduction en écrivant à <debian−l10n−french [AT] lists.org> ou par un rapport de bogue sur le paquet manpages−fr.

Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document en utilisant la commande « man −L C <section> <page_de_man> ».

COMMENTS

blog comments powered by Disqus