Available in

(1) (2) (3) (8) (1)/cs (1)/de (2)/de (1)/es (2)/es (1)/fi (1)/fr (2)/fr (1)/hu (1)/it (1)/ja (2)/ja (1)/ko (2)/ko (2)/nl (1)/pl (1)/pt (1)/ru (2)/ru (1)/tr (1)/zh_cn (1)/zh_tw

Contents

NOM

mknod − Créer un noeud du système de fichiers

SYNOPSIS

#include <sys/types.h>
#include <sys/stat.h>
#include <fcntl.h>
#include <unistd.h>

int mknod(const char *pathname, mode_t mode, dev_t dev);

Exigences de macros de test de fonctionnalités pour la glibc (voir feature_test_macros(7)) :

mknod() : _BSD_SOURCE || _SVID_SOURCE || _XOPEN_SOURCE >= 500

DESCRIPTION

mknod() crée un noeud du système de fichiers (fichier, fichier spécial de périphérique ou tube nommé) appelé pathname, avec les attributs mode et dev.

L’argument mode définit à la fois les permissions d’utilisation, et le type de noeud à créer. C’est une combinaison par OU binaire « | » entre l’un des types de noeuds ci-dessous et les permissions d’accès pour le nouveau noeud.

Les permissions sont modifiées par le umask du processus : les permissions effectivement écrites sont (mode & ~umask).

Le type de noeud doit être l’un des suivants S_IFREG, S_IFCHR, S_IFBLK, S_IFIFO ou S_IFSOCK pour indiquer respectivement un fichier régulier (vide à la création), un fichier spécial mode caractère, un fichier spécial mode bloc, un tube nommé (FIFO) ou une socket du domaine Unix. Un type de fichier égal à 0 est équivalent à S_IFREG.

Si le noeud est de type S_IFCHR or S_IFBLK alors dev doit indiquer les numéros majeurs et mineurs du périphérique associé (makedev(3) peut être utile pour construire la valeur de dev). Pour les autres types de noeuds, dev est ignoré.

Si pathname existe déjà, ou est un lien symbolique, l’appel échoue avec l’erreur EEXIST.

Le noeud nouvellement créé aura pour propriétaire l’UID effectif du processus. Si le répertoire contenant ce noeud a son bit Set−GID à 1, ou si le système de fichiers est monté avec une sémantique BSD, le nouveau noeud héritera de l’appartenance au groupe de son parent. Sinon il appartiendra au groupe effectif du processus.

VALEUR RENVOYÉE

mknod() renvoie 0 s’il réussit, ou −1 s’il échoue, auquel cas errno contient le code d’erreur.

ERREURS

EACCES

Le répertoire parent n’autorise pas l’écriture au processus, ou l’un des répertoires de pathname n’autorise pas la consultation de son contenu. (Voir aussi path_resolution(7).)

EEXIST

pathname existe déjà. Cela inclut le cas où pathname est un lien symbolique, pouvant pointer nulle part.

EFAULT

pathname pointe en-dehors de l’espace d’adressage accessible.

EINVAL

mode demande la création d’autre chose qu’un fichier régulier, fichier spécial de périphérique, FIFO ou socket.

ELOOP

Trop de liens symboliques ont été rencontrés en parcourant pathname.

ENAMETOOLONG

pathname est trop long.

ENOENT

Un des répertoires du chemin d’accès pathname n’existe pas ou est un lien symbolique pointant nulle part.

ENOMEM

Pas assez de mémoire pour le noyau.

ENOSPC

Le périphérique contenant pathname n’a pas assez de place pour le nouveau noeud.

ENOTDIR

Un élément du chemin d’accès pathname n’est pas un répertoire.

EPERM

mode demande la création d’un noeud autre qu’un fichier régulier, une FIFO (tube nommé) ou une socket du domaine Unix, alors que le processus appelant n’est pas privilégié (sous Linux : n’a pas la capacité CAP_MKNOD). Cette erreur se produit également si le système de fichiers contenant pathname ne supporte pas les noeuds du type demandé.

EROFS

pathname est placé sur un système de fichiers en lecture seule.

CONFORMITÉ

SVr4, BSD 4.4, POSIX.1−2001 (mais voir plus loin).

NOTES

POSIX.1−2001 dit : « Le seul usage portable de mknod() est réservé à la création de fichiers spéciaux FIFO. Si le mode n’est pas S_IFIFO ou si dev n’est pas 0, alors le comportement de mknod() est indéterminé». Toutefois, aujourd’hui, on ne devrait jamais utiliser mknod() pour cela ; on devrait utiliser mkfifo(3), une fonction spécialement conçue pour cela.

Sous Linux mknod ne peut pas être utilisé pour créer des répertoires. Il faut créer les répertoires avec mkdir(2).

Il y a de nombreux problèmes avec le protocole sous-jacent à NFS, certains d’entre eux pouvant affecter mknod().

VOIR AUSSI

chmod(2), chown(2), fcntl(2), mkdir(2), mknodat(2), mount(2), socket(2), stat(2), umask(2), unlink(2), makedev(3), mkfifo(3), path_resolution(7)

COLOPHON

Cette page fait partie de la publication 3.23 du projet man−pages Linux. Une description du projet et des instructions pour signaler des anomalies peuvent être trouvées à l’adresse http://www.kernel.org/doc/man−pages/.

TRADUCTION

Cette page de manuel a été traduite et mise à jour par Christophe Blaess <http://www.blaess.fr/christophe/>; entre 1996 et 2003, puis par Alain Portal <aportal AT univ−montp2 DOT fr> jusqu’en 2006, et mise à disposition sur http://manpagesfr.free.fr/.

Les mises à jour et corrections de la version présente dans Debian sont directement gérées par Julien Cristau <jcristau [AT] debian.org> et l’équipe francophone de traduction de Debian.

Veuillez signaler toute erreur de traduction en écrivant à <debian−l10n−french [AT] lists.org> ou par un rapport de bogue sur le paquet manpages−fr.

Vous pouvez toujours avoir accès à la version anglaise de ce document en utilisant la commande « man −L C <section> <page_de_man> ».

COMMENTS

blog comments powered by Disqus