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Contents

NOM

make−kpkg − construit des paquets Debian du noyau à partir des sources du noyau Linux

SYNOPSIS

make−kpkg [options] [cible [cible ...]]

DESCRIPTION

Cette page de manuel décrit l’utilitaire Debian make−kpkg , utilisé pour créer les paquets Debian concernant le noyau. Cet utilitaire doit être lancé à partir du répertoire racine des sources du noyau Linux, qui doit avoir été préalablement configuré (à moins que vous n’utilisiez la cible « configure »). Typiquement, vous exécutez cette commande en tant que root, avec fakeroot, ou bien en indiquant à make−kpkg comment devenir root, comme ceci :

make−kpkg −−rootcmd fakeroot kernel_image

Le paquet Debian sera créé dans le répertoire père de celui des sources du noyau depuis lequel la commande a été lancée.

De plus, sachez que certaines versions de gcc ne fonctionnent pas très bien avec les sources du noyau (gcc 2.95 rencontre des problèmes de compilation du noyau si on n’utilise pas l’option de compilation ’−fno−strict−aliasing’). Ce problème a été réglé pour les noyaux récents (les séries 2.2 et 2.4) (je crois que, pour les noyaux plus anciens, vous risquez d’avoir à modifier le makefile). Vous pouvez indiquer la version de gcc à utiliser pour la compilation du noyau en définissant les variables CC et HOSTCC du Makefile (le Makefile du premier niveau). Cela se fait tout simplement grâce à :

% MAKEFLAGS="CC=gcc−2.95" make−kpkg ...

(Consultez le Makefile de premier niveau pour connaître les variables qui peuvent être définies).

OPTIONS

−−help Affiche un message d’aide.
−−revision
numéro

Modifie le numéro de révision Debian des paquets créés avec ce numéro. Il y a quelques contraintes d’utilisation : l’option −−revision n’a d’effets que pendant la phase de configuration. En d’autres termes, si le fichier stamp−configure existe, cette option n’aura pas d’effet. Exécutez make−kpkg clean ou supprimez vous-même stamp−configure et stamp−debian afin que l’option fonctionne. Je vous recommande avec insistance d’utiliser make−kpkg clean sauf si vous êtes sûr de ce que vous faites. De plus, les responsables officiels des paquets des sources fournissent leurs propres numéros de versions et données pour leurs envois officiels dans l’archive Debian, ce qui entraîne qu’un certain nombre de choses, dont le numéro de révision Debian , ne seront pas modifiés par make−kpkg. S’il vous arrive d’avoir une source officielle, (il y a alors un fichier debian/official qui ne doit pas être vide), et que vous voulez utiliser votre propre numéro de révision, pensez bien à supprimer debian/official avant de lancer make−kpkg clean si vous voulez que cette option fasse effet. Par conséquent, si vous voulez relancer make−kpkg avec un numéro de révision différent, assurez-vous de commencer avec une structure propre. Ensuite, le numéro de version doit être composé uniquement de caractères alphanumériques, des caractères + et . (plus et point), et doit impérativement comporter un chiffre (consultez la charte Debian pour plus d’informations). En fait, c’est un mensonge. Les responsables officiels du noyau et des modules ont une dispense spéciale qui leur permet l’usage du trait d’union, mais cela est fortement déconseillé à la plupart des gens, puisqu’aucune correction du numéro de version n’est faite, et dpkg et autres risquent de planter en fin de compilation sans qu’on sache très bien d’où cela vient. Enfin, vous pouvez préfixer la version d’un chiffre suivi de deux points (:). La valeur par défaut est 1.0.0.Custom à moins que la variable d’environnement DEBIAN_REVISION_MANDATORY ne soit activée, auquel cas une erreur est générée si le numéro de version est omis dans la ligne de commande ou le fichier de configuration.

−−append−to−version toto
−−append_to_version
toto

Cet argument ( toto ) est ajouté à la valeur de la variable EXTRAVERSION du Makefile du noyau. Puisqu’EXTRAVERSION est un des composants du numéro de version du noyau, il est aussi ajouté au nom du paquet Debian, et en tant que tel, doit répondre aux contraintes de la charte concernant les noms de paquets. Ce qui veut dire qu’il ne doit contenir que des caractères alphanumériques minuscules et les caractères -, + et . (trait d’union, plus et point). Les lettres majuscules ne sont pas autorisées par la Charte pour un nouveau paquet. Si la variable d’environnement IGNORE_UPPERCASE_VERSION est définie, make-kpkg écrira le numéro de version défini dans le Makefile ou dans le fichier localversion en minuscules. Cet argument a priorité sur la variable d’environnement APPEND_TO_VERSION. Notez bien que vous devez lancer make−kpkg clean après avoir configuré le noyau avec make (x|menu)?config, puisque celui-ci génère le fichier include/linux/version.h sans la valeur append_to_version (toto). Ce fichier ne sera pas modifié par le lancement de make−kpkg (make−kpkg crée version.h s’il n’existe pas, mais ne le modifie pas s’il existe), et donc le noyau final n’aura pas la valeur append_to_version dans son numéro de version, et ira chercher les modules et les symboles aux mauvais endroits. Le plus simple est soit de supprimer include/linux/version.h après la configuration et avant la compilation, soit de lancer make−kpkg clean après la configuration, et avant la compilation. Notez aussi qu’une fois que vous avez utilisé −−append_to_version toto pour la configuration ou la construction du kernel−image, vous devez aussi utiliser la même option lors de lancements ultérieurs de make−kpkg (par exemple, pour construire des modules indépendants, ou autres). make−kpkg ne se souvient pas de l’argument toto à chacun des lancements de la commande (ce comportement est différent de −−revision, qui est lui persistant lors des différents lancements). Si vous en avez assez de voir make−kpkg se plaindre de l’utilisation de −−append_to_version alors qu’il y a déjà un fichier créé précédemment , vous pouvez définir la variable d’environnement VERSION_H_OK ce qui fera cesser cet avertissement.

−−flavour toto

Cette option est maintenant déconseillée, au profit de −−append_to_version. pour définir à toto la « variante » (flavour) du noyau. La « variante » est ajoutée aussi au nom du paquet. Vous aurez besoin d’un Makefile modifié afin que cela fonctionne convenablement (consultez /usr/share/doc/kernel−package/ Flavours .gz). Il ne peut être constitué que de caractères alphanumériques minuscules et des caractères − + . (trait d’union, plus et point). Les majuscules ne sont pas autorisées pour les nouveaux paquets par la Charte. NOTA : Les traits d’union sont déconseillés (Voir le Chapitre 4 de la Charte pour plus de détails). Notez bien que vous devrez certainement utiliser make−kpkg clean EN PREMIER LIEU si vous voulez recompiler le kernel−image en utilisant une « variante ».

−−added−modules toto
−−added_modules toto

Cet argument se présente sous la forme d’une liste de modules additionnels séparés par des virgules (modules non inclus dans l’arborescence principale du noyau) que vous souhaitez construire lorsque vous invoquez les cibles modules_truc. Vous devez indiquer le chemin complet des répertoires contenant les modules, ou simplement le nom du module s’il peut être trouvé dans MODULE_LOC, qui pointe par défaut sur /usr/src/modules. Le comportement par défaut compile tous les modules qui sont dans MODULE_LOC, quand les cibles modules_truc sont demandées.

−−added−patches truc
−−added_patches truc

Cet argument (truc) doit être une liste de patches additionnels pour les sources du noyau séparés par des virgules. L’option de configuration patch_the_kernel sera alors automatiquement réglée à YES.

Contrairement à la gestion des modules, vous pouvez n’indiquer que le nom du fichier de patch (et pas le chemin complet du fichier). Pour chaque fichier <nom_patch> de la liste, l’algorithme suivant est appliqué : si ce fichier est trouvé dans les répertoires ALL_PATCH_DIR/{apply,unpatch}/, alors le fichier ALL_PATCH_DIR/apply/<nom_patch> sera appliqué pendant la phase de configuration (on présume que cela appliquera le patch). De la même façon, le fichier ALL_PATCH_DIR/unpatch/<nom_patch> sera exécuté pendant la phase « clean ». Par défaut, tous les patches sont appliqués en lançant tous les exécutables contenus dans ALL_PATCH_DIR/apply/ si la demande en est faite (que ce soit par l’option de configuration patch_the_kernel ou par la mise à YES de la variable d’environnement PATCH_THE_KERNEL. Notez bien que les patches sont DÉS-INSTALLÉS des sources quand vous lancez la cible « clean ». Ce nettoyage peut être désactivé par la définition de la variable d’environnement NO_UNPATCH_BY_DEFAULT.

Dans ce qui précède, ALL_PATCH_DIR pointe par défaut vers un sous répertoire de /usr/src/kernel−patches/.

Parfois, il serait pratique de voir les patches s’appliquer quand quelqu’un demande un patch spécifique grâce à cette option, sans être obligé de définir explicitement la variable d’environnement. Mais puisque régler la variable d’environnement PATCH_THE_KERNEL à YES peut être dangereux (en ce sens où tous les patches seraient installés quand vous n’en vouliez aucun, puisque vous n’avez pas spécifié l’option added_patches), vous pouvez régler la variable PATCH_THE_KERNEL à AUTO, et dans ce cas, PATCH_THE_KERNEL sera réglé à YES quand vous demanderez −−added−patches truc, et pas dans le cas inverse. De plus, notez que si un quelconque patch installe un script dans le répertoire ./debian/image.d/, run−parts sera lancé sur ce répertoire juste avant la construction du paquet de l’image du noyau. L’emplacement de la racine du paquet en cours de construction sera défini dans la variable d’environnement IMAGE_TOP, et la version du noyau sera transmise par la variable d’environnement version. C’est un des systèmes utilisés par le patch pour insérer, par exemple, des fichiers supplémentaires dans l’image.

−−arch truc

Pratique pour définir l’architecture quand vous utilisez la compilation croisée. Si vous ne faites pas de compilation croisée, l’architecture est automatiquement déterminée. On peut obtenir le même résultat en réglant la variable d’environnement KPKG_ARCH

−−cross−compile truc
−−cross_compile truc

Pratique pour définir la cible quand vous faites de la compilation croisée. On peut obtenir le même résultat en réglant la variable d’environnement CROSS_COMPILE

−−subarch truc

Certaines architectures (comme Alpha, ou m68k) ont besoin de noyaux différents pour chacune des sous−architectures. Cette option offre un moyen de le spécifier en tant qu’argument de make−kpkg. Notez bien qu’une gestion de ces sous−architectures doit être présente dans les sources du noyaux afin que cette option serve à quelque chose. On peut obtenir le même résultat en réglant la variable d’environnement KPKG_SUBARCH

−−arch−in−name
−−arch_in_name

Cette option rallonge le nom du paquet de l’image du noyau en intégrant la sous−architecture dans le nom de l’image ; ainsi on peut écrire des scripts pour créer de multiples sous−architectures, l’une après l’autre. On peut faire la même chose en réglant la variable d’environnement ARCH_IN_NAME. Notez bien que seul le nom du paquet est changé, pas l’emplacement des modules, etc.

−−pgpsign nom

Définit la chaîne utilisée pour signer le fichier des modifications (changes) pour les modules externes rangés dans /usr/src/modules/ et qui utilisent PGP. Cette option prendra le pas sur le comportement par défaut et sur les préférences générales qui se trouvent dans le fichier /etc/kernel−pkg.conf ou ~/.kernel−pkg.conf.

−−config cible

Modifie le type de configuration utilisée, par défaut oldconfig. cible doit prendre une des valeurs suivantes oldconfig, config, menuconfig, gconfig, xconfig; old, menu, g, ou x. Cette option est particulièrement utile lors de l’utilisation de PATCH_THE_KERNEL lorsque certains patches modifient les options de configuration offertes. Notez cependant que make−kpkg explore au démarrage le fichier de configuration à la recherche de certaines options, notamment l’activation ou non des modules, et que la modification de ce choix plus tard dans la configuration engendrera une erreur. Si nécessaire, créez un fichier de configuration le plus proche possible de celui désiré avant d’appeler make−kpkg avec cette option.

−−targets

Affiche la liste des cibles connues. Voir la section Cibles plus loin.

−−noexec

Passe l’option −n au processus make afin que les commandes soient simplement affichées à l’écran mais pas réellement exécutées. C’est très pratique pour le debogage.

−−initrd

Si make−kpkg génère un paquet kernel−image , génère toutes les actions nécessaires lors du chargement d’un noyau utilisant initrd. NOTE : Nécessite un patch non standard des sources du noyau pour initrd et cramfs, (à moins que la configuration de mkinitrd n’ait été modifiée afin de ne pas utiliser cramfs), sans lequel vous risquez d’obtenir un noyau non amorçable. Ce patch est généralement présent dans les sources du noyau fournies par Debian, mais pas dans les sources originales du noyau. Cette option peut entraîner des dépendances additionnelles, et des modifications des scripts du responsable. Elle n’a pas d’effet quand make−kpkg ne génère pas de paquet kernel−image. Le même résultat peut être obtenu en donnant à la variable d’environnement INITRD une valeur non vide. Cette option entraînera un avertissement, qu’on pourra éviter en donnant à la variable d’environnement INITRD_OK une valeur non nulle. Pour éviter l’avertissement lors de l’installation, consultez kernel−img.conf(5), et ajoutez une directive warn_initrd à ce fichier.

−−zimage

Génère un noyau en zImage plutôt qu’en bzImage (comportement par défaut). C’est utile pour ceux qui ont des problèmes avec les noyaux bzImage.

−−bzimage

Génère un noyau en bzImage. C’est utile pour ceux qui veulent un noyau bzImage sur les systèmes où le réglage par défaut est zImage.

−−mkimage commande

Ce doit être une commande qui produit une image initrd à partir d’un répertoire. Elle sera passée au programme mkinitrd grâce à l’option −m . Ce peut être "genromfs -d %s -f %s" ou "mkcramfs %s %s", par exemple.

−−rootcmd commande

La commande qui offre la possibilité d’obtenir l’accès super-utilisateur (Par exemple, « sudo » ou « fakeroot »). Cet accès est nécessaire pour l’option −r de dpkg−buildpackage.

−−us

Cette option est transmise à dpkg−buildpackage et demande de ne pas signer la source. Elle n’a de sens que pour la cible buildpackage.

−−uc

Cette option est transmise à dpkg−buildpackage, et demande de ne pas signer le changelog. Elle n’a de sens que pour la cible buildpackage.

Les options peuvent être raccourcies en la plus petite chaîne de caractères non équivoque et peuvent être invoquées indifféremment avec les préfixes − ou −− ; Vous pouvez mettre un espace ou un symbole = entre une option et sa valeur. Vous pouvez aussi utiliser la forme option=valeur ; Pour plus d’informations sur ces variantes et d’autres qui sont reconnues, consultez la page de manuel Getopt::Long (3perl).
CONCURRENCY_LEVEL

Si elle est définie, cette variable règle le nombre de processus concurrents qu’utilisera make pour compiler le noyau et les modules, grâce à l’utilisation de l’option -j de la commande make lancée par la cible build de make−kpkg. Doit être, s’il est défini, un (petit) entier.

CIBLES

clean

Efface tous les fichiers créés dans le répertoire des sources du noyau par la cible build, et lance un make distclean. (Consultez le Makefile du noyau Linux pour plus d’informations). Notez que malgré l’attention que nous portons aux réglages du noyau courant contenus dans le fichier .config, le fichier include/linux/autoconf.h ne sera pas gardé. Cette cible ne doit pas être combinée avec une autre, puisque make−kpkg lit toutes les données avant de lancer une quelconque cible, donc les autres cibles seront exécutées avec les anciennes données, ce qui n’est sûrement pas ce que vous désirez.

buildpackage

Cette cible lance les cibles clean, et binary, et génère le paquet complet grâce à dpkg−buildpackage

binary

Cette cible génère les quatre paquets Debian en lançant les cibles kernel_source, kernel_headers, kernel_doc et kernel_image.

kernel_source

Cette cible génère un paquet Debian des sources du noyau Linux. Si la variable d’environnement SOURCE_CLEAN_HOOK pointe sur un exécutable, alors cet exécutable sera lancé, juste avant de faire le paquet, sur le répertoire racine temporaire des sources du noyau, ./debian/tmp−source/usr/src/kernel−source−X.X.XX, de façon à ce qu’on puisse lancer toute commande appropriée (supprimer des arborescences liées à des architectures, ôter les répertoires de contrôle de version, find . −type d −name CVS −prune −exec rm −rf {} ; etc.). Cela ne concerne que les sources du noyau qui sont en cours d’empaquetage. Si cette action porte sur le répertoire courant et ses répertoires fils, l’arborescence originale qui contient les sources reste, elle, inchangée. Les variables d’environnement HEADER_CLEAN_HOOK et DOC_CLEAN_HOOK sont semblables. Elles doivent pointer sur des exécutables, ces exécutables seront appliqués sur la racine temporaire des en-têtes du noyau et de la documentation juste avant la génération des paquets respectifs, de façon à ce que vous puissiez lancer toute action qui vous semble adéquate. De même, ne sont touchées que les sources qui sont en cours d’empaquetage.

kernel_headers

Cette cible génère le paquet Debian contenant les fichiers d’en-têtes contenu dans le noyau Linux.

kernel_doc

Cette cible génère un paquet Debian contenant la documentation contenue dans le noyau Linux.

kernel_image

Cette cible génère un paquet Debian contenant un noyau Linux, et tous les modules définis dans le fichier de configuration du noyau .config. S’il n’y a pas de fichier .config dans les répertoires des sources du noyau, une configuration par défaut est utilisé, identique à celle utilisé pour créer les disquettes de démarrage Debian.

Si le fichier ./debian/post−install existe, et qu’il s’agit d’un exécutable, il est lancé juste avant la création du paquet de l’image du noyau. De même, notez que si des scripts existent dans le répertoire ./debian/image.d/ , run−parts sera lancé sur ce répertoire juste avant la création du paquet de l’image du noyau. L’emplacement de la racine de l’image pour le paquet en cours de construction peut être défini par la variable d’environnement IMAGE_TOP, et la version du noyau est définie grâce à la variable d’environnement version pour tous ces scripts.

Lors de l’installation initiale, le paquet image met à jour le lien symbolique contenu dans le répertoire destination (la racine, par défaut) afin qu’il pointe sur la nouvelle image du noyau dans le répertoire des images, qui est /boot. Si le lien symbolique pointe déjà sur l’image du noyau à jour, rien ne se passe. Si le lien pointe une version précédente, il y a permutation avec le suffixe .old, et un nouveau lien symbolique, correctement mis à jour, prend sa place (la variable minimal_swap dans /etc/kernel−img.conf modifie ce comportement). Rien n’est fait lors de mises à jour.

Consultez la documentation à propos des variables de type « hook » dans kernel−img.conf(5). Ces variables peuvent indiquer des scripts qui ajoutent ou suppriment une ligne dans le menu du grub à l’installation ou à la suppression de l’image du noyau. Un exemple de script pour ajouter des lignes au menu du grub est fourni dans le répertoire /usr/share/doc/kernel−package/.

En dehors de ces variables de type « hook » que l’administrateur peut définir, il existe un ensemble de répertoires dans lesquels des paquets, ou l’administrateur, peuvent déposer des scripts. Ces répertoires sont /etc/kernel/preinst.d/, /etc/kernel/postinst.d/, /etc/kernel/prerm.d/, et /etc/kernel/postrm.d/. Si ces répertoires existent, le paquet kernel-image lancera le programme run-parts sur ceux-ci, en passant la version en cours d’installation ou de suppression en tant qu’argument, durant la phase correspondante d’installation ou de suppression.

À l’installation, vous aurez la possibilité de lancer le chargeur de démarrage LILO (ou des équivalents tels que loadlin, SILO, QUIK, VMELILO, ZIPL, yaboot, PALO ou GRUB ), en créant un fichier de configuration pour ces programmes de démarrage, si nécessaire. À ce moment, vous aurez aussi la possibilité de mettre ce nouveau noyau sur une disquette, en formatant la disquette si nécessaire. En cas de suppression, le paquet vérifie la version du noyau en cours d’exécution, et refuse alors d’effacer le noyau en cours d’utilisation. grub mérite une mention particulière ici, puisque grub n’a pas besoin d’être relancé après l’installation d’une image de noyau, et qu’une modification automatisée du contenu du menu est suffisante pour l’installation ou la suppression d’une image d’un noyau.

build

Cette cible, utilisée par la cible kernel_image ci-dessus, compile le noyau Linux.

modules

Cette cible vous permet de générer tous les modules et paquets additionnels qui dépendent fortement de la version du noyau pour laquelle ils ont été compilés, en même temps que vous construisez votre image du noyau. Cette cible s’attend à trouver les modules et paquets sous /usr/src/modules, et, pour chacun de ces répertoires, s’y déplacera et lancera la règle kdist du fichier debian.rules qui s’y trouve. Cette cible créera le(s) paquet(s) Debian de(s) module(s), ainsi qu’un fichier tar compressé et un fichier diff compressé, les md5sums correspondants, générés par dpkg−genchanges, seront enregistrés dans un fichier des modifications (changes). Ce fichier sera signé avec la même identité que celle utilisée pour signer le paquet du noyau. Cette option est utilisée par les responsables qui déploient les paquets dans les archives de Debian.

modules_config

Cette cible permet de configurer tous les paquets de MODULE_LOC, qui pointe par défaut sur /usr/src/modules. À utiliser si vous avez besoin de modifier manuellement certains points de la configuration, ou si vous voulez compiler manuellement tous les modules additionnels.

modules_image

Cette cible vous permet de construire tous les paquets de MODULE_LOC, qui pointe par défaut sur /usr/src/modules, mais elle ne crée pas les fichiers sources ou diffs, ni ne crée ni ne signe un fichier des modifications (un fichier « changes »). C’est la seule option liée aux modules dont vous aurez besoin si vous voulez juste compiler les modules additionnels pour leur installation sur une ou plusieurs machines. Utilisée en général en conjonction avec kernel_image, notamment si vous invoquez aussi l’option append_to_version (afin d’éviter de faux messages d’avertissement).

modules_clean

Cette cible vous permet de nettoyer tous les paquets de MODULE_LOC, qui pointe par défaut sur /usr/src/modules, ce qui devrait être suffisant pour défaire tout ce qu’ont pu faire toutes les autres cibles modules_truc.

configure

Cette cible lance configure (en fait config_target, défini par --config qui pointe par défaut sur oldconfig ) assez tôt, de sorte que vous puissiez éditer les fichiers créés par make config dans le répertoire des sources du noyau, sans que make−kpkg ne les écrase.

debian

Cette cible crée le répertoire ./debian, et patche éventuellement le source. Cette cible est appelée par la cible configure. Vous utiliserez cette cible pour patcher les sources, puis vous lancerez l’étape de configuration manuellement.

libc−kheaders

C’est une cible spéciale pour les responsables de libc−dev, qui peuvent s’en servir pour créer les paquets d’en-têtes dont la libc a besoin. Notez qu’il est dangereux de créer un paquet de libc−kheaders qui est différent des en-têtes avec lesquels la libc a été compilée. C’est une cause connue d’arrêts brutaux du système. Consultez /usr/share/kernel−package/README.headers pour plus d’informations. Créer et installer votre propre paquet libc−kheaders peut endommager votre système, à moins que vous ne soyez sûr de ce vous faites. Vous êtes prévenus.

VARIABLES D’ENVIRONNEMENT

Les variables suivantes (décrites plus haut) affectent make−kpkg: DEBIAN_REVISION_MANDATORY APPEND_TO_VERSION VERSION_H_OK PATCH_THE_KERNEL NO_UNPATCH_BY_DEFAULT KPKG_ARCH CROSS_COMPILE KPKG_SUBARCH ARCH_IN_NAME INITRD SOURCE_CLEAN_HOOK MODULE_LOC INITRD_OK CONCURRENCY_LEVEL IGNORE_UPPERCASE_VERSION

FICHIERS

Outre les options de lancement, le fichier debian.rules lancé par make−kpkg recherche également un fichier de configuration propre à l’utilisateur ~/.kernel−pkg.conf. En cas d’absence de ce fichier, il recherche un réglage par défaut pour tout le système dans le fichier /etc/kernel−pkg.conf. La configuration par défaut permet le remplacement pour tout le système du nom complet et du courriel de la personne responsable de la maintenance des paquets du noyau sur le site, mais les fichiers /etc/kernel−pkg.conf (ou ~/.kernel−pkg.conf. ) sont en fait des bribes de Makefile, et toute directive valide peut y être incluse. Note : La prudence est de mise avec ce fichier, puisque vous pouvez changer complètement le comportement du make en modifiant son contenu. Consultez le fichier /usr/share/doc/kernel−package/Problems.gz pour connaître la liste des problèmes recensés lors de la compilation des images du noyau. Un tutoriel exhaustif et une documentation sont aussi disponibles dans /usr/share/doc/kernel−package/README.gz et leurs lectures sont recommandées avant l’utilisation de cet utilitaire.

VOIR AUSSI

kernel−pkg.conf(5), kernel−img.conf(5), Getopt::Long(3perl), dpkg−deb(1), dpkg−source(1), make(1), Le manuel des Programmeurs Le manuel du make du GNU et la documentation complète du répertoire /usr/share/doc/kernel−package

AUTEUR

Cette page de manuel a été écrite par Manoj Srivastava <srivasta [AT] debian.org>, pour le système Debian GNU/Linux.

TRADUCTION

Sylvain Cherrier <sylvain.cherrier [AT] free.fr> Octobre 2004.

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